PHOTO : André Métras (directeur général, Magog Technopole).

Communiqué de presse
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Magog, 21 décembre 2019 – Magog Technopole souhaitait à nouveau obtenir un soutien financier de la part du Programme d’aide à l’entrepreneuriat (PAEN), mais sa nouvelle demande a reçu une réponse négative. Le directeur général de l’organisme, André Métras, ainsi que la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, ne cachent pas leur désappointement et espèrent que le gouvernement provincial modifiera son approche de façon tangible.

Mme Hamm admet que la situation actuelle est « très décevante ». Elle ne s’attendait d’ailleurs pas du tout à ce que la nouvelle demande de soutient financier de Magog technopole puisse être rejetée par le comité d’analyse des projets du PAEN.

« On a été les premiers surpris. On avait déjà reçu un premier montant, il y a quelques années, du même programme, mais on ne correspond plus aux critères aujourd’hui, selon l’information qu’on nous a transmise », déplore la mairesse de Magog.

La déception de Vicki-May Hamm est d’autant plus importante que des représentants d’organisations « concurrentes » de Magog technopole, à différents endroits au Québec, faisaient partie du comité d’analyse des projets. « On trouve ça indécent et on l’a dit au gouvernement », précise-t-elle.

La mairesse de Magog a eu l’opportunité de discuter du dossier directement avec le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon, et a également envoyé une lettre au premier ministre François Legault pour réclamer un changement d’approche. Mais ses interventions auprès d’eux n’ont pas porté fruit.

« Nos organisations de développement économique ont besoin de l’aide de Québec. On a un gouvernement prorégion en ce moment, qui en plus a décidé de revoir la mission d’Investissement Québec, mais il ne fait aucun changement du côté des entités accompagnant les entrepreneurs », regrette Mme Hamm.

L’ancienne présidente de la Fédération canadienne des municipalités rappelle que des sommes importantes qui étaient consacrées au développement économique régional ont été coupées sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard. « Malheureusement, il n’y a pas eu de réinvestissement dans l’économie des régions depuis la coupe de 60 % lors de l’abolition des Centres locaux de développement. »

DÉCOURAGEANT

Directeur général de Magog technopole, André Métras rappelle que son organisation avait obtenu un peu plus de 175 000 $ en provenance du PAEN sous l’ancien gouvernement libéral.

« Nos rencontres avec Lise Thériault avaient été fort intéressantes, à l’époque, et on sentait qu’on avait une ministre libérale à l’écoute. Elle avait même pris une demi-journée pour venir échanger avec nos entrepreneurs », souligne M. Métras.

Le directeur général de Magog technopole admet que le manque de soutien de la part du gouvernement caquiste engendre un « peu de découragement » chez les acteurs du milieu.

« On verra quels gestes on posera pour convaincre le gouvernement de mieux nous soutenir financièrement. Chose certaine, avec plus d’argent, on pourrait en faire plus pour favoriser le développement des technologies de l’information chez nous. On a déjà des résultats très encourageants, mais j’aimerais qu’on puisse en faire plus encore, notamment en engageant de nouvelles ressources », dit André Métras.

Député d’Orford, Gilles Bélanger reconnaît pour sa part que le gouvernement auquel il appartient n’a pas de « programme normé » spécifiquement conçu pour le développement économique des régions et les villes de taille moyenne ou petite.

« Je pense qu’il faudrait mettre en place une solution pour fournir de l’aide aux start-ups, qui sont de très jeunes entreprises. Des choses seront sûrement créées pour dynamiser l’économie des régions », affirme M. Bélanger.

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