La Tribune – Magog parmi les précurseurs au Québec

Par Jean-François Gagnon

Télé-médecine, téléformation, télé-travail, ville intelligente, etc. Le spécialiste des technologies numériques Bruno Guglielminetti a expliqué les nombreuses possibilités qu’offre un réseau de télécommunication ultraperformant hier lors d’une conférence devant des membres de la Chambre de commerce et d’industrie Magog-Orford. Avec son projet d’installation de fibre optique, Magog se trouve à
l’avant-garde à l’échelle du Québec. Le spécialiste des technologies numériques Bruno Guglielminetti est formel à ce sujet.

« Au Québec, Magog est la première à lever la main avec un projet comme ça. Ça vous donne un excellent positionnement », a déclaré M. Guglielminetti, directeur communication numérique et information stratégique chez National, en amorçant sa conférence.

Le spécialiste note que les projets semblables à celui piloté par Magog Technopole gagnent en popularité. Aux États-Unis, plusieurs villes sont allées de l’avant. Dans quelques villes canadiennes également, Halifax et Stratford notamment, les citoyens ont accès à un service internet à très haut débit, ce qui signifie des vitesses supérieures à 50 Mo à la seconde.

Bruno Guglielminetti paraît convaincu que l’internet à très haut débit représente l’avenir. « Aujourd’hui, tout est de plus en plus branché. Un Québécois sur trois a un téléphone intelligent et ce chiffre devrait continuer à augmenter. La ville intelligente, où tout le monde est branché grâce au sans-fil et à la fibre optique, est devenue un concept très à la mode », remarque-t-il.

D’après cet ancien réalisateur et chroniqueur à Radio-Canada, Magog réussirait certainement à attirer de nombreux travailleurs autonomes si son projet de réseau de fibre optique se matérialisait.

« Pour le télé-travail, ce serait très avantageux. Vous offririez avec la fibre optique un des meilleurs endroits pour le travail à distance. C’est évident que bon nombre de travailleurs autonomes auraient le goût de se tourner vers vous considérant la région et l’environnement dans lequel vous vivez ici. »

Grâce à la télé-médecine, il est possible de rencontrer une infirmière ou un médecin tout en demeurant à domicile, à condition de profiter d’une connexion internet suffisamment puissante. « Il y a une volonté au gouvernement du Québec d’amorcer un virage vers la télé-médecine. Ce genre de chose existe aux États-Unis et Québec voit les avantages », révèle M. Guglielminetti.

Des appuis

À la fin de la conférence, le député d’Orford, Pierre Reid, a plaidé en faveur de la télé-médecine, relatant une histoire personnelle qui tend à démontrer l’utilité de ce type de service.

Un autre participant à la rencontre, Jean-Bernard Bélisle, a pour sa part soutenu que l’internet à très haut débit est un « concept difficile à saisir, mais qu’il est aussi important que l’autoroute pour une région. »

Avant que Bruno Guglielminetti ne prenne la parole, la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, avait déclaré que son administration espère la mise en place d’une « large bande passante » sur son territoire. À ses yeux, ce projet favoriserait la relance économique de la ville.

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