PHOTO : CRÉDIT CÉGEP DE SHERBROOKE

Le nouveau programme de formation pour adulte Cybersécurité et sécurité intégrée répondra aux besoins grandissants des entreprises qui doivent opérer des systèmes de sécurité de plus en plus sophistiqués.

Afin de répondre aux besoins grandissants des entreprises qui doivent opérer des systèmes de sécurité de plus en plus sophistiqués, le Cégep de Sherbrooke ajoute à son offre de formation continue un tout nouveau programme en Cybersécurité et sécurité intégrée.

Ce programme menant à l’obtention d’une attestation d’études collégiales (AEC) pourra être suivi à temps plein, à temps partiel ou sous forme de modules pour les gens qui ont des besoins de formation spécifiques. Le programme se destine tant aux agents de sécurité déjà en emploi qui voudraient parfaire leurs connaissances qu’à toute personne désirant travailler en cybersécurité et en sécurité industrielle.

Une toute première

Le Cégep de Sherbrooke est le premier établissement à offrir une formation aussi spécialisée dans ce domaine. « Ce programme est novateur puisqu’il aborde toutes les facettes de la sécurité intégrée. Grâce à cette formation, les entreprises seront en mesure d’optimiser la gestion de leur système de sécurité afin de relever les nouveaux défis technologiques inhérents à ce secteur », explique M. Éric Gagné, directeur des études au Cégep de Sherbrooke.

Ce programme est le fruit d’un ambitieux chantier mené au cours des trois dernières années, et qui a sollicité la collaboration de nombreux intervenants, dont Magog Technopole. « Les technologies des systèmes de sécurité évoluent et sont de plus en plus complexes. Les employés ont donc besoin de développer de nouvelles compétences pour les opérer efficacement », rappelle M. André Métras, directeur général de Magog Technopole.

Une formation pratique collée aux besoins

Les diplômés de ce programme auront donc les compétences nécessaires pour assurer la protection de l’ensemble des actifs d’une organisation, qu’ils soient humains, matériels, financiers ou informationnels, par l’atténuation des risques comme le vol, le vandalisme, le terrorisme, l’espionnage industriel et les attaques technologiques.

Ils seront appelés, entre autres, à identifier les risques et les menaces, à examiner diverses avenues de résolution de problèmes en fonction du contexte, des besoins et des contraintes, à recommander des mesures de sécurité, à les mettre en place et à en assurer le suivi, à documenter les mesures de sécurité de l’organisation et à effectuer des audits.

Ils auront également à respecter les grands objectifs de la cybersécurité et de la sécurité intégrée, soit la disponibilité et l’intégrité des systèmes, la confidentialité, la non-répudiation, l’authentification de l’information, de même que les cadres juridiques, normatifs et administratifs.

« C’est une formation très complète et collée aux besoins du terrain. Nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs spécialistes dans le domaine ainsi que des employeurs, comme les Commissionnaires du Québec, pour mieux saisir quels étaient les besoins à combler et les compétences recherchées. Nous voulions aussi mettre en place une formation stimulante pour nos étudiants et nos étudiantes. Cette approche très pratico-pratique comprend plusieurs exercices de simulation pour intégrer les connaissances théoriques dans chacun des cours. Les étudiants suivront d’ailleurs leur formation dans un laboratoire équipé à la fine pointe de la technologie », explique Dominic McInnis, coordonnateur du programme.

D’une durée de 1095 heures (44 semaines), cette formation se terminera par un stage de six semaines en entreprise. « Les technologies sont désormais partout, c’est pourquoi nos diplômés seront très recherchés, tant au sein des grandes entreprises que des PME. Certains secteurs d’activité exigent notamment des normes de sécurité très strictes – pensons aux entreprises de production du cannabis – et doivent composer avec des sites hypersécurisés, tant du côté de leurs installations physiques (contrôle d’accès, caméras, etc.) que de leur système informatique (base de données, infos confidentielles, site web). On a identifié un besoin pour avoir recours à des techniciens et à des techniciennes possédant à la fois des connaissances dans les procédés de sécurité et de bonnes bases informatiques afin d’assurer les éléments plus technologiques de la sécurité, dont la cybersécurité. Aussi, d’avoir quelqu’un à l’interne qui s’y connaît bien aidera les entreprises à bien choisir les technologies selon leurs besoins », croit M. McInnis.

Ce programme vous intéresse? Une séance d’information est prévue le 12 février à 19 h au pavillon 2 du Cégep de Sherbrooke (local 52-101). Plus de détails sur le site www.cegepsherbrooke.qc.ca/aec.

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